La Loi de Murphy

Publié le par Lys

La loi de Murphy (de Edward A. Murphy Jr.,) est un principe empirique énonçant que si quelque chose peut mal tourner, alors cette chose finira infailliblement par mal tourner. Une autre version du même adage indique que s'il existe au moins deux façons de faire quelque chose et qu'au moins l'une de ces façons peut résulter en une catastrophe, il se trouvera forcément quelqu'un quelque part pour emprunter cette voie… Par jeu, on évoque souvent la « loi » de Murphy pour expliquer de mauvais résultats ou de mauvaises conditions dont les causes n'ont rien à voir avec la manipulation.

La loi de Murphy peut donc être considérée comme une variante de la loi de l'emmerdement maximal (une tartine tombera toujours du côté de la confiture) ou encore de la loi de Lenz-Faraday. Cette dernière décrit à la base le phénomène physique à l'origine du fait que le mouvement d'une barre de métal dans une spire crée un champ magnétique qui tend à déplacer la barre dans le sens opposé. Par extension, il est fait référence à la loi de Lenz pour caractériser tout phénomène se produisant (en apparence) à l'opposé de ce que l'on aurait souhaité.


La loi de Murphy est l'une des lois empiriques les plus connues. Elle est devenue l'énoncé principal de nombreux autres principes empiriques, dont la célèbre loi de la tartine beurrée.

L'un de ses corollaires les plus connus, la loi de Finagle, érige en loi le pessimisme en affirmant que tout événement ayant la moindre possibilité de tourner mal le fera un jour. Cette version généralisée est mieux connue et souvent confondue avec la loi de Murphy.


La loi de Murphy est un facteur important de l'implantation généralisée des principes de la conception de sûreté préconisant de planifier et d'éliminer dès la conception les possibilités de mauvaise utilisation, par exemple à l'aide de détrompeurs. La loi de Murphy se révèle alors être un concept-clef pour la prévention.

La loi de Murphy a trois aspects :

  • L'un est bien évidemment un canular : la « méchante nature » ne manquerait pas une occasion de s'acharner sur le pauvre expérimentateur, et fournit une explication commode aux erreurs de manipulation (on a même été jusqu'à dire que « pour transformer un résultat faux en résultat juste, il suffit de lui ajouter une constante variable de même dimension adéquatement choisie que l'on nommera « constante de Murphy » » ; la constante cosmologique d'Einstein eut un moment cette réputation) ;
  • L'autre est de type statistique : si beaucoup de personnes actionnent un appareil et qu'il existe ne serait-ce qu’une façon de se tromper, il existera statistiquement des gens qui le feront. Et c'est d'eux seuls que le service après-vente entendra parler. Cette seconde forme de la loi est confirmée par l'expérience et a conduit à l'utilisation généralisée de la conception de sûreté.
  • Le dernier est psychologique : c'est le problème de perception dissymétrique bien connu en psychologie et en communication : un effet négatif a toujours plus de répercussion qu'un effet positif. Par exemple, si une action échoue, on évoquera la loi de Murphy, mais si elle réussit, on ne se dira pas que la loi de Murphy a été mise en défaut. Nous ne remarquons pas les trains qui arrivent à l'heure, juste ceux qui sont en retard.

Certains considèrent la loi de Murphy par jeu comme « l'une des plus grandes découvertes conceptuelles du siècle »


File d'attente de supermarché, ou bouchon sur l'autoroute

Si vous êtes dans une file d'attente quelconque, située entre deux autres, vous avez deux chances sur trois de voir l'une des deux files adjacentes plus rapide que la vôtre.

Cela peut vous paraître comme justifié : de trois files, chacune n'a qu'une chance sur trois d'être la plus rapide, et la vôtre ne fait pas exception. Réellement, la probabilité d'être dans la moins rapide est de 33 %, tout comme dans celle qui est la plus rapide ou celle qui se trouve entre les deux.

Libre choix d'un service, en aveugle

Si deux serveurs informatiques assurent un service équivalent et que vous ayez choisi librement (mais à l'aveuglette) celui que vous utilisez, vous serez plus de la moitié des fois sur le plus encombré des deux (raison : il y a toujours, par définition même de l'encombrement, plus de monde sur le serveur le plus encombré).

Heures de pointe

Beaucoup plus de voyageurs prennent les transports en commun aux heures de pointe qu'aux heures creuses. C'est donc parmi ce type de voyageurs que vous avez le plus de chances de vous trouver.

Attente d'un autobus

Quand vous attendez un bus passant à intervalles irréguliers, vous avez plus de chances de tomber dans un intervalle long que dans un court. À la limite, si deux bus se suivent à juste une minute d'écart, vous avez très peu de chance d'arriver à l'arrêt de bus juste dans cet intervalle.

Une application due à Marcelle Auclair

Une petite fille avait lu que la foi peut déplacer les montagnes. Habitant en face d'une colline, elle intima à celle-ci l'ordre de changer de place d'ici le lendemain matin. À son réveil, elle se précipita à la fenêtre, constata que la colline n'avait pas bougé, et s'exclama ; « Ah ah ! Je savais bien que la foi ne transporterait pas les montagnes ! ».




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toujours quand vous êtes en retard et qu'il pleut que vous avez laissé votre Carte Orange dans l'autre veste."

"Celui qui paye tous les jours le métro ou le bus ne sera jamais contrôlé. S'il resquille une fois parce qu'il a oublié son argent chez lui, il le sera."

"Quand on allume une cigarette sur un quai de métro ou en attendant un bus, il arrive."

Sources : wikipédia.org, evene.com

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Publié dans Culture

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