"La meilleure part des hommes" & "Polichinelle"

Publié le par Lys


Voici deux livres conseillés par le chroniqueur littéraire du Grand Journal sur Canal + hier.

LA MEILLEURE PART DES HOMMES, de T. Garcia
Mot de l'éditeur :
"Dominique Rossi, encien militant gauchiste, fonde à la fin des années 80 le premier grand mouvement de lutte et d'émancipation de l'homosexualité en France. Willie est un jeune paumé, écrivain scandaleux à qui certains trouvent du génie. L'un et l'autre s'aiment, se haissent puis se détruisent sous les yeux de la narratrice(...) Nous assistons à un spectacle d'une haine radicale et absolue entre deux individus, mais aussi à la naissance, joyeuse, et à la fin, malade, d'une période décisive dans l'histoire de la sexualité et de la politique en Occident.
Ce conte moral n'est pas une autofiction. C'est l'histoire d'une communauté et d'une génération déchirée par le Sida.
C'est le récit difèle de la plupart des trahisons possibles de notre existence, le portrait de la pire part des hommes
et -en négatif- de la meilleure."
=> Selon mes lectures de commentaires, soit on adore, soit on déteste. Ce livre a apparemment été encensé par le presse et donc plus tard, a un peu déçu les lecteurs.

POLICHINELLE, de P. Bailly
Mot de l'éditeur :
Il raconte une histoire actuelle : une histoire de jeunes crétins de milieux plutôt aisés – c’est l’année du bac, un peu avant pour certains, un peu après pour d’autres – qui écoutent du rap, qui s’ennuient, qui ont de petites histoires de sexe, qui boivent, qui fument, qui font des bêtises, de grosses bêtises finalement puisqu’il y aura mort d’homme et qu’ils se retrouveront en première page du journal. Ça se passe entre Besançon et Lons-le-Saunier et ça déménage... L’histoire en elle-même est, sinon banale, ordinaire : c’est aussi ce qui fait le prix de ce livre, cette plongée dans une atmosphère et un esprit, une culture, peut-être assez répandus, en tout cas vraisemblables. D’autant plus vraisemblables que l’écriture qui nous les donne à lire est incroyablement vive et qu’une belle imagination l’accompagne. Le tour de force de Pierric Bailly, c’est d’avoir transformé un langage dont les puristes disent, pas toujours à tort, qu’il est relâché, en une forme travaillée, qui exploite toutes les ressources syntaxiques, rythmiques, métaphoriques, lexicales – et on s’aperçoit qu’elles sont nombreuses – d’un parler qui est constitué d’un mélange en principe pauvre et stupide d’argot, de néologismes, et d’américanismes, etc. rarement utilisé comme matériau littéraire. Un mélange verbal presque aussi déconcertant, quand on l’aborde, que l’ancien français, par exemple. Mais, comme pour l’ancien français l’accoutumance est rapide parce que la structure est là, derrière, qui tient tout.
=> Je n'ai pas encore vu de commentaires sur ce livre, notons que c'est un premier roman, bien plus contemporain que le livre ci-dessus.

Je pense que j'opterais plus pour le deuxième.

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Publié dans Littérature

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